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De l’invention du paysage .


Il me semble que J. F. Oudry, peintre et sage s’il est possible, nous convie aux noces alchimiques d’une matière impalpable et d’un réel qui fuit sans cesse. Pour cela, il élève, à la manière du vieux Bruegel, son regard pour mieux dérouler ses vastes paysages dans la tentative de saisir une globalité qu’il sait imprenable et où il multiplie jusqu’à l’horizon des accidents et des évènements plastiques afin sûrement de mieux prendre en charge l’oeil du spectateur. Le plaisir de l’oeil et de l’esprit est
manifeste devant la qualité picturale de ses peintures autant due au mystère d’un savoir artisanal retrouvé qu’à l’invention même de la représentation. La couche de
peinture est grattée, recouverte et regrattée par le peintre qui y délivre des signes repérables et les balises du temps et d’un espace inachevés et indéfinis. Il y a vraiment dissolution de la matière et coagulation des formes.

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